Basilique de San Quentin en Picardie

Il y a une légende qui raconte que Saint Quentin, l’un des premiers évangélistes, était connu comme prédicateur à Amiens. Le Préfet du Praetorium (Rictiovare) n’aimant pas cette condition, le saint a été arrêté, torturé et emprisonné. Saint Quentin fut alors libéré de sa cellule par deux anges et poursuivit sa mission d’évangélisation un peu plus loin d’Amiens. Cependant, la distance n’était pas suffisante et il fut à nouveau capturé par son tortionnaire, emprisonné et martyrisé. Sa torture a pris fin en 280, lorsqu’il a finalement été décapité.

La Basilique de San Quentin

Cinquante-cinq ans plus tard, Eusebia, une femme romaine, avait un rêve dans lequel on lui a confié la mission de récupérer le corps de Saint Quentin. La femme l’a fait et a récupéré le corps dans la Somme où il avait été jeté après sa décapitation. L’événement en question a eu un tel impact qu’un oratoire a été construit sur le site où le martyre a eu lieu. Le lieu attira rapidement de nombreux pèlerins, et au fur et à mesure que le nombre de pèlerins augmentait, le lieu fut choisi comme siège et cathédrale par les évêques de Vermandois.

Au XIIIe siècle, l’afflux était tel qu’il a été décidé de construire un bâtiment plus grand et d’y transférer les reliques de Saint Quentin, ce qui a été fait en 1257 en présence de San Luis. Le clocher-portico est intéressant du point de vue architectural car il s’agit de la partie la plus ancienne de la basilique (IXe siècle) et appartient à l’église carolingienne réorganisée au XIIe siècle et aux siècles suivants.

A l’intérieur, la présence de deux croix rend la basilique presque unique, seule l’abbaye de Cluny possède cette particularité. Sur le sol, là où les deux transepts se rejoignent, il y a un labyrinthe initiatique de pierres noires et blanches. Ce labyrinthe datant de 1495 est une magnifique pièce dont le but n’est pas seulement décoratif, mais aussi un chemin de pénitence que les fidèles doivent suivre à genoux lorsqu’ils prient pour le pardon de leurs péchés.

Laisser un commentaire