Découvrir la République centrafricaine

Bien que ce pays au cœur de l’Afrique ait à peine mis en œuvre le tourisme, en tant que destination a de nombreux avantages. Les paysages sont variés : la savane, dominante au nord, possède plusieurs réserves naturelles, et la forêt tropicale, au sud, abrite plusieurs espèces d’oiseaux. L’infrastructure est peu développée et il est difficile d’atteindre les zones les plus reculées, mais dans la région de Bangui, il y a des endroits remarquables à découvrir, comme les chutes Boali, les villages traditionnels de la rivière Oubangui et les menhirs du Plateau de Bouar au sud.

Organiser un voyage en République centrafricaine

En raison de son isolement géographique et des tensions au cœur du pays, la République centrafricaine est l’un des pays les moins développés d’Afrique et l’un des moins populaires pour le tourisme. Cependant, le pays a des paysages variés, des plateaux sinueux couverts de forêts tropicales, des chutes d’eau et des rivières (y compris les fleuves Ubangui et Sangha), ainsi que des affluents du deuxième plus grand fleuve d’Afrique, le fleuve Congo. Vous pouvez naviguer sur le fleuve Ubangui jusqu’à la capitale, Bangui. Si vous voyagez en République centrafricaine, vous ne pouvez pas manquer Boali Falls, qui est 3 mètres plus haut que Niagara Falls, d’où la rivière M’Bari s’étend sur près de 50 mètres. Au lac, il y a des crocodiles ! Si vous voulez un plan plus calme et plus détendu, visitez Bouar dans la préfecture de Haute-Sangha, où vous pourrez voir des menhirs cachés dans la jungle tropicale. Ces cercles de menhirs, de 2 à 3 mètres de haut, marquent le site d’anciennes sépultures.

Les massifs d’Afrique centrale sont aussi l’une des perles de ce pays. Le massif du Yade est situé au nord-ouest, à 1420 mètres au-dessus du niveau du Ngaoui, tandis qu’au nord-est, on trouve le massif du Bongo pour le plus grand plaisir de certains visiteurs. En outre, vous pouvez voir des collines et des vallées, des pics de granit et des dômes (les Kagas), une terre riche en minéraux (or, diamants…), et la savane de la forêt vierge, où vivent les pygmées, une population nomade qui perpétue les traditions, qui vivent de la cueillette, de la pêche et de la chasse.
L’un des principaux attraits du pays est sa savane et sa faune extrêmement diversifiée. Les réserves nationales de Bamingui-Bangoran, ou André-Félix au nord, valent une visite. Mais si vous ne voulez pas tous les visiter, rendez-vous dans le parc national du Manovo-Gounda St Floris, déclaré patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1988 et situé dans le nord du pays. C’est l’un des parcs les plus riches du continent avec des rhinocéros, des singes, des oiseaux, des éléphants, des léopards, des lions, des girafes, des guépards, des gazelles… et c’est près de la lagune de Gata où l’on peut voir la plus grande concentration d’hippopotames au monde.
Si vous souhaitez emporter un souvenir du voyage, rendez-vous à la ville artisanale de Bangui ou à la boutique Perroni où vous trouverez différentes peintures réalisées avec des ailes de papillons, des objets en ébène, des objets en vannerie ou des bijoux en orfèvrerie.
Il est préférable de visiter la République centrafricaine entre décembre et mars, au milieu des sécheresses, car vous pouvez visiter des endroits inaccessibles.

Informations touristiques sur le pays d’Afrique

Il est interdit de se rendre dans la zone du pays classée en zone rouge par le Quai d’Orsay et la zone orange est fortement découragée en raison des affrontements réguliers entre les groupes armés et la population. Tant à l’est (Sibbut, Bria et Bambari) qu’à l’ouest (Bossangoa, Bozoum, Bouar), plusieurs affrontements sont à l’ordre du jour. Seule la région sud-ouest du pays n’est pas classée en zone rouge, mais c’est quand même une zone à ne pas visiter. Alors n’allez pas seul dans la rue et, si vous le pouvez, évitez de conduire la nuit.
Assurez-vous d’être bien vacciné. Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire et, en outre, il est recommandé de se faire vacciner contre la diphtérie, le tétanos-polymyélite, la fièvre typhoïde, l’hépatite virale A et B, la rage et le vaccin antipneumocococcique A+C.
Si vous prévoyez marcher dans les bois (ou tout autre endroit herbeux), choisissez des chaussures hautes pour ne pas vous faire mordre par un serpent.
Évitez les eaux stagnantes de l’Ubangui, car vous pouvez tirer les sables mouvants. De même, évitez de caresser les animaux errants.
L’eau n’est pas un produit sûr, choisissez de l’eau embouteillée et évitez les glaçons. De plus, ne mangez pas d’aliments crus ou d’écorces de fruits. La viande, le poisson, les œufs ou le lait doivent être bien cuits.

Traditions

En République centrafricaine, et plus généralement en Afrique, l’artisanat est un exemple de savoir ancestral qui constitue la partie la plus importante de la culture du continent. La sculpture, en particulier, est un trésor africain que les Occidentaux aiment emporter avec eux lors de leurs voyages (certains objets peuvent être soumis à une taxe à l’exportation en raison de leur bois précieux). Vous pouvez également trouver des peintures, des bijoux et d’autres objets d’artisanat typiques, tels que ceux des papillonnistes, spécialistes du collage d’ailes de papillons.
La musique et la danse jouent également un rôle important dans la vie quotidienne des Centrafricains. Chansons, polyphonies pygmée ou rumba zaïroise (musique plus moderne) accompagneront différents rythmes frénétiques. De plus, les spectacles peuvent être improvisés dans les rues.

Cuisine

Les spécialités centrafricaines sont des poissons frais ou séchés, préparés avec une sauce épicée d’ignames ou de plantains. La viande la plus commune dans la savane est l’antilope, le singe et le phacochère. Les fruits tropicaux sont abondants et très savoureux, surtout les mangues et les papayes.
La cuisine centrafricaine, comme la cuisine du continent en général, est riche et savoureuse, avec des plats particulièrement exquis. Parmi ces plats, la viande de gombo est l’un des plats principaux. Très typique du pays, la viande est préparée à feu doux et assaisonnée de tomates, d’oignons et de gombos. Le kanda est également cuisiné avec du bœuf et des graines de citrouille, toujours garni de tomates, d’oignons et de gousses d’ail. Les ragoûts de cabri ou de viande sont également populaires. Plus surprenant, les viandes de singe, crocodile, serpent ou chenille, appelé caviar d’Afrique centrale, sont cuites et très appréciées par la population locale. Les amateurs de poisson devraient commander le poisson Capitan, un poisson à la viande blanche fumée et grillée. En accompagnement, le yucca, l’igname, le riz ou la banane enrichiront ces délicieux plats. Et pour le dessert, des gâteaux à base de noix de coco, de beignets de banane ou de fruits exotiques juteux (mangue, papaye) seront parfaits pour clore le repas.

Parc national du Manovo-Gounda St Floris

Ce parc, dont la faune et la flore sont riches et variées, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Le parc abrite des rhinocéros noirs, des éléphants, des guépards, des léopards, des chiens sauvages, des gazelles à poitrine rouge et des buffles. Les oiseaux d’eau se réfugient dans les plaines du nord, souvent inondées.

Chutes Boali

Il faut aller à Boali Falls, à 70 km de la capitale. La rivière M’bari coule sur une étendue de 50 m de haut et 250 m de large, dans un environnement impressionnant de forêt vierge. En bas des chutes, dans l’escalier taillé dans la roche. Un sentier escarpé mène au lac, plus bas. Ne vous baigner sous aucun prétexte : le lac est plein de crocodiles.

La route de Damara

Découvrez la route de Damara qui commence au nord de Bangui. Vous traverserez un paysage varié, avec des champs et des palmeraies. La route mène ensuite à la rivière Gbango, près du village de Galafondo : si vous voulez prendre une collation sous les arbres, prenez le chemin de terre qui mène à Possel. Après 40 km, vous atteignez l’abîme de Yabingui, un ancien cratère d’une profondeur de 50 m qui contient en partie un lac.

La Haute Sangha

Au départ de Bangui, vous pouvez partir en excursion à la découverte de la région de la Haute Sangha. Il faut aller à Bouar (455 km de la capitale) pour voir les nombreuses enclaves avec des menirs qui se trouvent dans les environs. Les menirs en cercle, d’une hauteur de 2 à 3 mètres, indiquent l’emplacement des tombes anciennes (elles ont été érigées au cours du premier millénaire avant J.-C.).

La route de Niem

Après Bouar, la route de terre de Niem mène au massif du Yadé, où se trouve le mont Ngaoui, le point culminant du pays à 1 410 m d’altitude. La route est spectaculaire, mais elle est longue et difficile à conduire. Ne prenez pas cette route sans être parfaitement équipé. Renseignez-vous auprès des autorités locales sur la sécurité.

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