La santé lors d’un voyage court ou long en Afrique

Les structures d’accueil médical (hôpitaux, pharmacies ou cabinets médicaux) sont quasi inexistants dans les régions situées hors des grandes cités urbaines. Assurances médicales, traitements préventifs, et trousse médicale de première urgence sont donc obligatoires.

Vaccin fièvre jaune :

Pour être efficace, ce vaccin doit être fait impérativement 10 jours avant votre départ. A bannir donc les vaccinations de dernières minutes.
Se faire vacciner, n’est pas qu’une simple formalité. La fièvre jaune est une maladie grave, qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Le palludisme (malaria)

Le paludisme est une maladie transmise par des moustiques appartenant à la classe des anophèles qui ne vivent que dans les régions chaudes et humides. Il est donc fortement conseillé de suivre un traitement antipaludéen pour tous les pays d’Afrique, en dehors des pays du Maghreb.
Voici quelques mesures préventives  visant à empêcher les piqûres par les moustiques qui ne piquent, qu’entre le coucher du soleil et le lever du jour.
– dormir dans des pièces dotées de treillis à moustiques ou d’un voile (moustiquaire) empêchant le passage des moustiques et/ou disposer autour du lit une moustiquaire hermétique (sans le moindre défaut!) dont on glissera les pans sous le matelas.
– pulvériser dans les pièces du séjour des insecticides à base de pyrèthre.
– porter des vêtements de teinte claire couvrant bras et jambes et ce, à partir du coucher du soleil.
– enduire le corps, et en particulier les parties découvertes, d’un produit insectifuge à base de diéthyl méta-toluamide (par exemple AUTAM), efficace pendant environ 8 heures).

Traitement préventif du paludisme 

Le traitement préventif doit toujours être prescrit par le médecin traitant pour être adaptée à chaque individu. ATTENTION : Si, malgré cette médication préventive, vous faites quand même de la fièvre, consultez votre médecin. En Afrique, seul le Lariam est encore totalement efficace, le traitement doit être entamé une semaine avant le départ (15 jours si c’est la première fois), si les vaccinations prévues ne le contre-indiquent pas. Le traitement doit être poursuivi pendant tout le déroulement du voyage et (au minimum) encore pendant quatre semaines après le retour au pays.

L’eau – La nourriture

L’eau est une denrée rare et chère en Afrique. L’alimentation en eau courante, reste un luxe pour de nombreuses régions des Etats Africains, même pour ceux situés autours des grands lacs. Quant à la qualité de l’eau les populations locales sont bien obligées de s’en contenter et prouvent que boire de l’eau du robinet (notamment dans les grandes villes) et l’utiliser pour préparer des repas n’entraîne pas nécessairement toutes les catastrophes de la terre. Il en est de même dans les hôtels, clubs, restaurants : il est fort peu probable, que ces établissements utilisent de l’eau minérale pour préparer les repas destinés aux clients, et ce quelque qu’en soit la catégorie.  En fait d’une manière générale, les plats locaux nécessitent souvent de très longue cuisson (plusieurs heures), ce qui limite les risques de contamination.

Il est vrai cependant, que les touristes en provenance d’Europe ou d’Amérique du Nord, habitués aux eaux minérales sont plus sensibles aux maladies transmises par l’eau et les aliments. Il est donc conseillé de se munir des moyens mis à votre disposition pour obtenir de l’eau potable (essentiellement pour vos déplacements hors des grandes zones urbaines). Un minimum d’équipement est souvent nécessaire.

Rappel : L’eau est une denrée précieuse et chère en Afrique. Pour rappel, un touriste a une consommation de 30% supérieure à la moyenne nationale.  

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