Les musées à faire en voyage en Picardie

Dans le musée d’art et d’archéologie, l’archéologie régionale est au premier plan. Au Musée Picardie, vous serez étonné par les peintures d’artistes tels que El Greco et Picasso. Le Musée de l’époque barbare fait revivre l’ère mérovingienne. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale a laissé sa marque dans la région. Un musée du Château de Péronne rend compte de cette période. Le lieu de naissance de Jean de la Fontaine peut également être visité à Château-Thierry.

Musée d’Art et d’Archéologie

Ce musée avec plus de 2000 objets exposés (sa collection de 15 000 pièces) offre un panorama intéressant de l’archéologie méditerranéenne et régionale. Créée en 1861, elle est installée depuis 1891 dans l’ancienne encomienda templière, au cœur de la cité médiévale. La première pièce intéressante du musée se trouve dans la chapelle romaine des Templiers dans le jardin : la transition de Guillaume d’Harcigny, médecin de Charles VI, décédé en 1393. Ne vous inquiétez pas, le reste de la visite est moins macabre. La salle d’archéologie méditerranéenne abrite une magnifique collection d’antiquités de l’âge du bronze datant des premiers siècles av. Cette collection de vases, statuettes et sculptures grecques est la deuxième plus importante après le Louvre. En termes d’archéologie régionale, la période allant de la préhistoire à la Renaissance et les objets conservés (verre, terre et bronze) permettent de reconstituer la vie quotidienne des habitants de l’Aisne.
La salle des Beaux-Arts possède une importante collection de peintures du XVe au XIXe siècle, dont le célèbre tableau de Mathieu Le Nain, “Le Concert”, ainsi que des sculptures et du mobilier de la période médiévale au XIXe siècle. Avec cette riche collection, il est facile de voir l’évolution de l’art des ébénistes et des sculpteurs au fil des siècles.

Le musée de l’époque barbare

Le Musée de l’époque barbare, situé dans un ancien moulin près de la rivière Serre, a ouvert ses portes en 1991. Dédié au début du Moyen Âge et, en particulier, à la période mérovingienne, c’est un lieu unique dans le nord de la France grâce à sa spécialisation. L’idée d’ouvrir un musée sur l’époque barbare est née après sept fouilles réalisées entre 1981 et 1987 à Goudelancourt-lès-Pierrepont (8 km de Marles).

Les fouilles ont permis de mettre à jour une nécropole mérovingienne complète datant des VIe et VIIe siècles. Son exhumation et les fouilles qui y ont été effectuées ont révélé 458 tombes réparties sur deux cimetières. L’intérêt pour ce site a augmenté encore plus lorsque des maisons mérovingiennes ont été découvertes liées à la nécropole. Une nouvelle campagne de fouilles, ainsi que la fouille des vestiges des maisons, de 1988 à 1992, a permis de découvrir les structures de toute une ferme mérovingienne des VIe et VIIe siècles. Ce complexe comprend une maison, un puits, quatre bâtiments de production (écurie, grange et atelier), 14 huttes, fours et cheminées. Sous l’impulsion de spécialistes, les seuls à pouvoir accéder à ces découvertes, il a été décidé d’ouvrir un musée parallèle aux fouilles qui présenterait une avancée des investigations. Ainsi, en juin 1991, le Musée de l’époque barbare a ouvert ses portes dans un ancien moulin.
Au début de la visite, le montage audiovisuel, qui raconte l’évolution et l’histoire des fouilles, est une bonne introduction à toutes les collections présentées. On y trouve de magnifiques broches d’oiseaux en or, montées sur une plaque de bronze et décorées de filigrane marron et de pierres précieuses, d’armes, d’outils, de bijoux, d’objets, d’ornements, de poteries, de clés, de ciseaux et d’os humains et animaux.

Tous les objets présentés dans les vitrines sont accompagnés de panneaux explicatifs et les reconstitutions complètent l’information de manière ludique. Le parc archéologique est le complément parfait de la première partie de la visite puisqu’il présente les reconstitutions des différents sites découverts lors des fouilles de Goudelancourt-lès-Pierrepont. Ici, vous pouvez entrer et visiter une ferme mérovingienne, un village franc ou la nécropole mérovingienne, comme aux VIe et VIIe siècles. Le jardin archéologique est aussi l’occasion d’étudier les différentes plantes qui ont servi de nourriture et de médicaments, ainsi que les vêtements de l’époque mérovingienne.

Musée Jean de la Fontaine

La maison qui a vu naître Jean de la Fontaine le 8 juillet 1621, construite à la Renaissance (vers 1559), est l’une des plus belles demeures de la ville. Il conserve encore les merveilleux plafonds à poutres apparentes et un petit plafond à caissons du XVIIIe siècle. Jean de la Fontaine vendit la maison élégante à un cousin en 1676 et changea plusieurs fois de propriétaire avant de devenir la propriété de la ville en 1876.

C’est aujourd’hui un véritable joyau dans lequel sont représentées des œuvres liées au fabuliste et à son œuvre. Les collections sont constituées d’objets divers, tels qu’un poêle décoré de scènes de fables, en céramique de Sarrebrücemines à la fin du XIXe siècle, ou des tableaux tels que “La courtisane amoureuse” de l’Ecole française du XVIIIe siècle, “Portrait de la Fontaine” de l’atelier de Rigaud, 1684, “Le meunier, son fils et l’âne” par Hortense d’Haudebourt-Lescot, 1784-1845 ou “Le petit chien secouant l’argent et les pierres précieuses” par Nicolas Vleughels).
Outre ces œuvres, le musée contient également des gravures, des éditions précieuses, des œuvres d’art, du mobilier, des sculptures et des dessins, ainsi qu’un document exceptionnel dans la grande salle du XVIIe siècle : le certificat de baptême de Jean de la Fontaine.

Musée Picardie

Toutes les périodes de la préhistoire au XXe siècle sont représentées dans ce bâtiment à l’architecture typique de l’époque de Napoléon III. Sur l’escalier d’honneur et dans les galeries du premier étage, vous pourrez admirer les peintures monumentales de Puvis de Chavannes. Les collections préhistoriques et celles des peintures d’El Greco à Picasso en passant par Chardin se détachent.

L’histoire de la Grande Guerre

Ce musée, ouvert dans un département où la Première Guerre mondiale a laissé une marque visible sur le paysage, analyse ses origines et ses conséquences, en reprenant l’histoire de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne.

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