Le système du métro a été normalement conçu pour fonctionner quasiment seul, surtout au niveau de la vérification des tickets. Cependant, force est de constater que dans la plupart des grandes villes comme Paris, beaucoup de personnes n’hésitent pas à frauder allégrement et à voyager sans payer. Face à ce phénomène qui est devenu de plus en plus récurrent, les autorités parisiennes ont pris des dispositions pour freiner la fraude. Donc inutile de préciser que ce sera vraiment plus compliquer de voyager sans payer dans le métro parisien.

Quelles sont les mesures prises par les autorités qui s’occupent du métro à Paris ?

Première mesure : Des contrôles plus poussés

Il faut savoir que la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) a décidé de lancer des grandes opérations de contrôles. En effet sur plusieurs lignes les usagers seront soumis à des contrôles plus poussés pour vérifier que ces derniers détiennent vraiment leurs tickets.

Des méthodes de lutte plus élaborées

La structure qui s’occupe des transports parisiens, la RATP a joué d’ingéniosité, en multipliant les équipes qui s’occupent des contrôles. Elle est même allée plus loin en demandant à ses agents de fondre dans la foule, puisque ces derniers sont désormais habillés en civil. De plus la RATP aura désormais de quoi dissuader et punir les fraudeurs. Car elle pourra se servir de la loi Savary qui a été voté le 9 mars et qui vise à sanctionner sévèrement tous les fraudeurs.

L’interdiction de signaler les contrôleurs.

Il faut dire que dans un passé récent, les fraudeurs pouvaient rejoindre des ‘’associations’’ qui leurs remboursaient leurs contraventions contre une petite contribution mensuelle. Cependant depuis quelques temps, ces ‘’associations’’ sont désormais proscrites. Les fraudeurs qui s’entêtent à récidiver pourront être poursuivis désormais en justice. De plus les usagers qui signalent la présence des contrôleurs à d’autres usagers du métro en se servant d’applications comme Check My Metro seront désormais sanctionnés. En effet ces personnes indélicates encourent jusqu’à deux mois de prison et peuvent payer une amende s’élevant à 3750 euros.

Lutter contre les difficultés de recouvrement des amendes

Il faut dire qu’il est souvent compliqué aux sociétés de transport de rentrer en possession des amendes qu’elles délivrent. La cour des comptes a même affirmé que c’est seulement un tiers des fraudeurs qui payent directement leurs amendes. Elle est allée plus loin en précisant que lorsqu’un procès-verbal est délivré, seulement 14 % des fraudeurs payent. Ceci est principalement dû au fait que les contrôleurs ont du mal à récupérer les informations personnelles des fraudeurs comme leurs noms leurs prénoms ou leurs adresses.

Cinquième mesure : Les contrôleurs pourront désormais vérifier les adresses des contrevenants.

En effet face aux difficultés des contrôles à avoir les informations personnelles des fraudeurs, le législateur a voté la loi Savary qui va permettre aux sociétés de transports d’avoir accès à ces informations. En effet elles pourront se servir d’un centre d’interrogation pour retrouver ces informations

Quels sont les risques encourus par les fraudeurs ?

Il faut d’abord dire que vous risquez des amendes en fraudant. Vous pouvez aussi vous retrouvez en prison. Si vous récidivez, vous pouvez être poursuivi par la justice.

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