Exemple #1

Il y a quelques années, j’ai élaboré un plan pour réaliser mon rêve de faire le tour du monde : je profiterais du contrat de deux ans dans mon travail pour économiser le plus possible et partir en voyage. Je me suis dit qu’avec cet argent, je pourrais faire le tour du monde sans problème. J’ai finalement été viré après un an. Puis j’ai décidé de partir en asie sans date de retour avec l’argent que j’avais et je n’ai pas du tout fait le tour du monde.

Exemple #2

En inde, j’ai planifié un itinéraire vers leh par les transports publics. Il n’était pas écrit dans les plans que je rencontrerais cris, que nous déciderions de voyager ensemble en auto-stop jusqu’à panikkar et que je finirais par connaître une poignée de petites villes que je ne pouvais même pas localiser sur la carte il y a quelques mois.

Exemple #3

En chine, je voulais traverser le yunnan et les territoires limitrophes du tibet jusqu’au chengdú. J’ai calculé que les deux mois qu’on me donnerait à l’ambassade pour visiter la chine seraient suffisants. Finalement, l’ambassade ne m’a donné que 20 jours et je suis arrivé dans le pays accompagné d’une forte chute de neige. Je n’étais pas préparé au froid qui m’attendait à chengdú, alors j’ai accepté l’invitation d’une amie à passer deux semaines avec elle et sa famille à fujian. Et c’est ainsi que j’ai vécu l’une des meilleures expériences de mon voyage en chine.

Morale :

Dans les voyages et dans la vie, rien ne se passe selon vos plans. Pourquoi perdre du temps et de la patience à tracer des lignes sur une carte ?

Dessiner un itinéraire vous donne les bases pour planifier votre voyage. Face à des pays aussi immenses que les états-unis ou le canada, ou des continents aussi divers que l’asie, vous avez besoin d’une cible sur la carte pour vous lancer. Sans elle, la recherche d’informations sur les visas, les transports publics, les auberges, les itinéraires pédestres… Est une tâche écrasante.

Un itinéraire vous donne une idée d’où commencer à chercher. Cependant, un itinéraire devrait également vous donner la liberté de changer vos plans. C’est pourquoi je ne planifie pas un itinéraire qui dure plus de deux ou trois semaines.

Il est impossible de savoir ce qui se passera pendant ces deux semaines : peut-être que l’alaska ne semble plus si loin, peut-être que mon attention est concentrée sur le sud des états-unis et non sur sa côte ouest, peut-être que je me sens chez moi à new york, boston ou québec… Alors imaginez essayer de deviner où vous serez et ce que vous allez visiter dans deux, trois, ou quatre mois.

Au cours d’un long voyage, vous rencontrez un carrefour d’opportunités tous les dix mètres. Qu’y a-t-il de si drôle dans un voyage limité à un plan ? Combien d’expériences allez-vous manquer si vous ne vous offrez pas le luxe de changer et d’improviser votre itinéraire ?

Alors vas-y, fais un plan, mais change-le pour un meilleur.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here