Préparez votre voyage : conseils, infos pratiques

Partir en Afrique suscite pour beaucoup de voyageurs de nombreuses interrogations. Et pour cause ! Épidémies, corruption, fureur, famine, sont les seules images véhiculées par les médias. Du coup, ce continent devient un “pays à risque”, où il est dangereux de s’aventurer. C’est oublier un peu vite, que l’Afrique n’est pas un pays mais un continent composé de plus d’une cinquantaine d’États, qui tout en étant confrontés aux problèmes économiques de tous les pays “émergeants”, ne sont pas tous et même temps victimes, de la famine, de la maladie, ou des turbulences et ambitions politiques de leurs dirigeants ou autres leaders.

Arrêtons la psychose !

Comme le rappelle à juste titre le ministère des Affaires Étrangères, plus aucun pays n’est à l’abri de bouleversements politiques ou catastrophes naturelles. Il est donc indispensable de s’informer avant de partir, et ne pas hésiter à consulter les nombreux sites d’informations (infos, récits et témoignages de voyages, sites associatifs – français et étrangers – ) aujourd’hui disponibles sur le Net afin de se forger sa propre opinion.

Nous souhaitons que ces divers conseils vous permettrons de bien préparer votre voyage afin d’éviter tous malentendus et désagréments et vous donneront l’occasion de découvrir avec bonheur et en toute sérénité cette autre Afrique aux mille et un visages. Bon voyage à tous.

Tourisme de masse ou  tourisme de luxe ? 

Certains pays d’Afrique ont choisi de s’orienter vers le tourisme dit “de luxe”, limitant ainsi le nombre de leurs visiteurs. Ont-il tort ? Pas sûr. Ces pays se sont donnés en tous cas, les moyens de préserver une faune exceptionnelle en mettant en place de vastes programmes de protection des espèces en voie de disparition (faune et flore) et de lutte contre le braconnage. Résultat, les populations locales se sentent plus directement impliquées dans ces actions de protection des patrimoines nationaux.

Les coûts de ces actions se répercutent certes sur les prix des voyages, mais ces pays offrent à leurs hôtes des voyages d’exception, où les voyageurs ne sont pas confrontés aux dérives du tourisme de masse ayant engendré des changements de comportement des populations locales (harcèlement des touristes, mendicité des enfants, petites ou grandes arnaques, augmentation prohibitive des tarifs). Des situations qui finissent par exaspérer les visiteurs comme en témoignent de nombreux récits de voyages.

Ne pourrait on pas trouver un juste équilibre permettant au plus grand nombre de profiter des merveilles de cette Afrique aux mille et un visages, d’éviter le gaspillage des ressources naturelles, et consentir dans le cadre du tourisme solidaire à en payer un certain prix ?

Partir à la découverte du Cap Vert – Carnaval

Si le point d’orgue reste le Grand Défilé final, chanceux seront ceux qui pourront assister en avant première durant les semaines précédant le Carnaval, aux séances de répétions dans les quartiers, des chorégraphies, des danses, des musiques des différent groupes appelés ” blocs ” et des ” fantassins “‘ s’affairant en vue de la grande parade le jour de Mardi Gras.

À l’issue de chaque séance, un bal populaire permet d’égayer les esprits et recueillir des fonds pour couvrir les frais.

Des mécènes (entreprises privées, firmes commerciales, etc.) apportent leur appui matériel ou financier. La Mairie de Sao. Vicente, le ministère de la Culture soutiennent les groupes organisés et officiellement inscrits pour le défilé, mettant à disposition un fond pour l’attribution des prix de qualification.

Les week-ends qui précèdent la grande fête sont particulièrement animés : les samedis soirs sont ponctués de bals et soirées à thème, les carnavaliers se déhanchent au son des “batoucadas”.

Les dimanches après-midi, des farseurs masqués ou déguisés en ” mandingue ” ou en ” zorros “, mettent l’ambiance dans les rues de la ville, au grand plaisir de la marmaille à la fois émerveillée et effrayée.

Le dernier samedi avant le mardi-gras, le groupe  ” Samba Tropical “, réunissant tous les fêtards toutes classes d’âge et sociales confondues (des mamies aux petits-enfants), entame son défilé, dans une véritable explosion de lumières, de couleurs, de ” batoucada “, et de chorégraphie. Pour clore cet avant-final, se déroule l’un des bals les plus populaires de l’archipel…le dernier avant… celui du mardi-gras.

Partir à la découverte de L’Ethiopie – Fete du Timkat

Le Tabot

Ce mot gueze (langue éthiopienne) signifie “bateau, arche”.

Selon la tradition éthiopienne, l’Arche d’Alliance de Moïse (Table des 10 commandements) est conservée dans une chapelle en Ethiopie. Il y a un tabot dans chaque église en Ethiopie.L’Arche originale est censée se trouver à Aksoum .

Toutes les autres églises n’en peuvent posséder que des répliques. Dans la plupart, ce ne sont pas des copies de l’Arche mais seulement de son contenu avec tout le symbolisme qui l’accompagne.

L’arche d’alliance originelle du peuple d’Israel aurait été rapportée en Ethiopie par le roi Ménélik. (Fils métis de la reine Ethiopienne de Saba et du Roi Salomon).

Quand Ménélik du quitter son père, il aurait reçu de celui-ci l’autorisation d’emporter le Tabot (tabernacle) de Michel, mais à sa place, il aurait emporté le Tabot véritable de Moise. (Une autre version raconte que ce serait un grand prêtre ou son fils qui auraient été les auteurs de ce vol).

Lorsque le vol fut découvert, Salomon aurait décidé de poursuivre les voleurs et de ramener le Tabot à Jérusalem, pour autant que Ménélik n’ait pas franchi le fleuve situé à la frontière du pays.

Dans le cas contraire, il interprêterait la départ du Tabot vers l’Ethiopie comme la volonté de Dieu.

Ce serait donc le Tabot de Moise qui serait conservé à Sainte Marie de Sion. Richement réhaussé de sculptures en bois d’olivier, il renfermerait les livres de Moise et en particulier la table des dix commandements.

Partir à la découverte du Mali – Crepissage de la Mosquee de Djenne

Située dans une région habitée depuis 250 avant JC, au coeur du delta intérieur du Niger, Djenné apparaît comme une véritable île, émergeant des hautes eaux du fleuve pendant la crue de l’hivernage. Fondée à l’aube du 9ème siècle, on lui donna son nom ‘la petite Dia’ en souvenir d’une ville de l’antique empire sonninké du Ghana-Wagadou, le royaume de l’or, considéré comme le plus grand royaume du monde par les géographes arabes du Moyen Age. Mais son développement ne commença que vers le début du 12e siècle, pour devenir ce celèbre carrefour commercial entre le désert et la savane, sur la route des caravanes transsahariennes de l’or.

Convertie à l’Islam Djenné se dota d’une Mosquée et devint à partir du XV siècle un foyer de diffusion de l’Islam. L’actuelle mosquée est d’ailleurs construite à l’emplacement de la première Mosquée, érigée par le roi Koy Konboro, le premier chef de Djenné à se convertir à l’Islam.
Vers 1830, après avoir conquis la ville, l’empereur Peul du Macina, Sékou Amadou décrétant l’ancienne mosquée impure, fit obturer les conduits d’évacuation des eaux du toit jusqu’à ce qu’il s’effondre et rebâtit une nouvelle Mosquée plus grande et ” plus austère “.

Ce n’est que dans les premières années du 20ème siècle, au début de l’occupation française, ” sans doute pour donner un gage de tolérance religieuse “, que la mosquée de Djenné fut réédifiée sur son ancien site, et apparemment selon son ancien plan. Ce fut cependant une création architecturale, car les maçons ne disposaient d’aucun document représentant par exemple les façades de l’ancienne mosquée, et beaucoup de souvenirs avaient dû s’estomper en soixante-dix ans.

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